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Le nouvel enseignement hebdomadaire, publié sur le web le mercredi et écrit par une moniale bénédictine: Ma vocation, c'est l'amour (1) Chères Spimamans,
En octobre dernier, nous fêtions le 10e anniversaire de la proclamation de Ste Thérèse de l’Enfant-Jésus comme docteur de l’Eglise, le 19/10/1997. Jean-Paul II la déclarait alors ‘experte dans la science de l’amour’. Au cours des prochains topos, je vous propose de faire nôtre son intuition : « Ma vocation, c’est l’amour », puis de nous mettre à son école en voyant comment elle a acquis cette ‘science’ qui nous intéresse toutes[1]. Elle l’a apprise dans le contexte d’une communauté religieuse, mais ce qu’elle dit de la charité entre Sœurs peut être aisément appliqué dans votre vie familiale ou sociale. Nous venons de célébrer le grand mystère d’amour de Dieu pour nous : «Jésus, sachant que son heure était venue, ayant aimé les siens qui étaient dans le monde, les aima jusqu’au bout. » (Jn 13,1), et dans son discours après la Cène il donna à ses disciples, en guise de testament, son ‘commandement nouveau’ : « aimez-vous les uns les autres. Oui, comme je vous ai aimés, vous aussi, aimez-vous les uns les autres. » (Jn 13,34)
En ce temps pascal, où nous proclamons la victoire de l’amour, puisse Ste Thérèse nous aider à nous inspirer de son exemple pour vivre la charité dans notre vie quotidienne !
« Ma vocation, c’est l’amour. » -1-
Dans son manuscrit B, Ste Thérèse de l’Enfant Jésus raconte comment , se sentant attirée par toutes les vocations et habitée de désirs infinis contradictoires, elle comprit quelle était sa vocation : « …Je compris que l’Amour renfermait toutes les vocations, que l’Amour était tout…alors dans l’excès de ma joie délirante je me suis écriée : O Jésus mon Amour…ma vocation enfin je l’ai trouvée, ma vocation, c’est l’Amour !… » (Ms B, 3 v°)
Comme pour Ste Thérèse, l’essence de la vocation de toute religieuse contemplative, c’est l’amour. Mais la vocation d’une religieuse apostolique, c’est aussi l’amour. Et la vocation d’une épouse et mère de famille, donc la vocation d’une Spimaman, c’est encore et toujours l’amour.
Plus largement, tout homme, toute femme, qui vient en ce monde, naît avec la vocation à l’amour, vocation à être aimé et à aimer. L’amour est cause de notre existence, c’est aussi sa finalité : j’existe parce que je suis aimée, j’existe pour aimer. C’est une vocation universelle, mais prenant des modalités différentes selon les états de vie.
Le concile Vatican II a beaucoup insisté sur la vocation universelle à la sainteté (cf Lumen Gentium, au chapitre V) : la sainteté n’est pas réservée aux prêtres et aux religieux, c’est la vocation aussi de tous les laïcs, de tout disciple du Christ. C’est parce qu’elles en ont pris conscience, qu’elles désirent y tendre ; et parce qu’elles savent que c’est difficile et qu’il est nécessaire de s’y entraîner mutuellement, que des mamans se regroupent en une fraternité spirituelle : les Spimamans.
Or, si les conditions et les moyens de notre sanctification diffèrent selon notre état de vie, pour tous la sainteté consiste essentiellement dans l’amour, dans la charité envers Dieu et envers le prochain. « La charité est le don premier et le plus nécessaire. La charité, en effet, dirige tous les moyens de sanctification, leur donne leur âme et les conduit à leur fin. » (LG 42).
Vocation à la sainteté et vocation à l’amour se rejoignent. « Ma vocation, c’est l’amour » : il n’est pas nécessaire d’être une Ste Thérèse pour dire cela ; c’est notre vocation à tous. Sr Marie-C. ..................................................................... 1] Pour ces topos, je me suis surtout inspirée de la thèse de doctorat du P. Descouvremont, publiée en 1962, Ed. Lethielleux, sous le titre ‘Ste Thérèse de l’Enfant-Jésus et son prochain’.
Les citations de Ste Thérèse sont extraites essentiellement de l’un des 3 manuscrits autobiographiques, rédigés peu avant sa mort. Il est peut-être utile de préciser qu’ils se présentent ainsi : le Manuscrit A (Ms A), dédié à M. Agnés (sa sœur Pauline, en même temps que sa Prieure),où elle raconte sa vie ; le Manuscrit B (Ms B), dédié à Sr Marie du Sacré Cœur (sa sœur aînée Marie), où elle lui partage sa découverte de sa ‘vocation à l’amour’ ; et le Manuscrit C (Ms C), dédié à M. Marie de Gonzague (la Prieure qui a succédé à M. Agnés), où elle lui dit ce qu’elle a compris récemment de la charité fraternelle. Ces manuscrits sont publiés en diverses éditions sous le titre ‘Manuscrits autobiographiques’ ou ‘Histoire d’une âme’. Dans presque toutes les éditions, on retrouve la numérotation de page du texte manuscrit de Thérèse, qui permet de retrouver facilement la citation (ex : Ms C, 18 r° signifie que la citation se trouve dans le Ms C, au recto de la 18e page du manuscrit de Thérèse)
De Ste Thérèse, on peut lire aussi avantageusement les ‘derniers entretiens’ ou ‘Novissima verba’ (NV), qu’on trouve en diverses éditions, par ex. Ed. DDB, Cerf 1971 ; sa ‘Correspondance générale’ éditée en 2 tomes, Ed. DDB, Cerf 1973 ; ‘Conseils et souvenirs’ (CS) recueillis par Sr Geneviève ( sa chère Céline), Ed. Carmel de Lisieux, 1952. Les Ed. du Cerf ont publié les ‘Œuvres complètes’ de Ste Thérèse dans les années 1990. Il y a beaucoup de livres écrits sur Thérèse… Je signale seulement l’intéressant livre illustré ‘Thérèse et Lisieux’, avec 600 documents-photos commentés par le P. Descouvremont, Ed Cerf, 1991.
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