« Ma vocation, c’est l’amour. » -2-
Foncièrement, la valeur de notre vie, quelque soit sa forme, tient dans la qualité de notre réponse à l’amour de Dieu pour nous. Dans l’introduction à son encyclique ‘Dieu est amour’, Benoît XVI insiste sur ‘le caractère central de l’amour’ dans la foi chrétienne: toute la Révélation a pour but de nous faire comprendre que Dieu est Amour, qu’Il nous aime le premier et qu’Il attend notre ‘ réponse humaine à l’amour divin’.
Il s’agit pour nous d’abord d’accueillir cet amour : cela se fait dans la prière, la pratique sacramentelle, la lecture de la Parole de Dieu…et aussi par l’accueil de l’amour de Dieu pour nous, qui passe par les médiations humaines ; pour vous, chères Spimamans, l’amour que vous témoignent votre époux et vos enfants, tout particulièrement. Pour bien aimer, il est nécessaire de se laisser d’abord aimer : l’amour de Dieu est toujours prévenant.
Il s’agit ensuite de tenter de rendre amour pour amour, dans le quotidien de nos vies, et, selon l’expression de St François de Sales, de ‘fleurir là où Dieu nous a semés’. Etant donné ‘le lien intrinsèque de cet Amour( divin) avec la réalité de l’amour humain’ (Benoît XVI, Deus caritas est,1), c’est surtout à travers leur amour conjugal et leur amour maternel, que les Spimamans témoigneront de leur charité. Mais elle s’exprimera aussi dans leurs autres relations humaines.
L’amour suppose en effet une relation : il s’apprend dans la vie commune. Ce n’est jamais tout simple et ce n’est jamais définitivement acquis. C’est toute la vie qu’on sera sur les bancs de l’école de l’amour. C’est dans ce sens que St Benoît nomme le monastère une ‘école du service du Seigneur’ : on peut dire aussi bien une ‘école de l’amour’. La famille et la vie conjugale sont aussi une merveilleuse école de l’amour.
Si le mariage est tant mis à mal aujourd’hui, dit le cardinal Billé, «c’est que la plupart de ceux qui commencent une vie de couple le font en pensant qu’il suffit de s’aimer pour vivre ensemble. Or il faut vivre ensemble non seulement parce que l’on s’aime, mais pour s’aimer. » Pour apprendre à aimer.
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